Gestion conflits agriculteurs-éleveurs : définir des nouvelles stratégies.
Les interrogations sur la gestion des conflits agriculteurs-éleveurs au Tchad continuent d’animer les débats. Ces deux pôles d’activités constituent les maillons essentiels du développement du pays.
Dans un souci de consolidation de la paix et de la promotion du vivre ensemble, gage du développement, l’Organisation des acteurs non étatiques (OANET) en collaboration avec les agences onusiennes (PNUD, PAM, OIM, FAO) organise un atelier de renforcement des capacités des acteurs locaux les 23 et 24 octobre 2023 dans un hôtel à N’Djamena, la capitale tchadienne. Le représentant du représentant résidant du PNUD dit que le système des Nations Unies reste engagé auprès du gouvernement du Tchad dans le processus de la consolidation de la paix.
Dans la dynamique des Objectifs du développement durable (ODD), il évoque leur solidarité sans auprès de la communauté, c’est-à-dire, « ne laisser personne de côté. » La président de l’OANET, Nehoudamadji Naïlar Clarisse précise que cet atelier vise à éveiller la conscience des participants et les outiller des techniques de résolution de ces conflits. Car dit-elle, cette lutte nécessite l’engagement social de tous les acteurs. Le secrétaire général du ministère de la Réconciliation note que le conflit agriculteur éleveur est devenu structurel. Il entrevoit la faiblesse du système judiciaire et rappelle que la plateforme interministérielle initiée par l’OANET constitue une clé de succès. Une cinquantaine de participants de N’Djamena et de provinces prennent part à cet atelier.
Moyalbaye Nadjasna